Moun Dillon Douboutt #3 avec Miguel Baudin

“Un homme opérationnel dans l’ombre vaut plus que mille hommes.”

Cette citation décrit  parfaitement Miguel Baudin. 

Arrivé à l’âge de 3 ans à la Cité Dillon avec ses parents, il va habiter 7 ans dans le bâtiment X au pied du Morne Dorothy, puis dans le bâtiment J près de la station service. 

Il suit ses petites sections à Sérénade, son Primaire à Carénage et son Collège à Cassien Sainte-Claire. C’est au LP de Lamentin que” les choses sérieuses vont commencer”, il intègre  la filière Dessinateur en Génie Civil. Il passe son Bac à Créteil. Après 2 ans passés en France hexagonale,  il intègre le BTS Bâtiment Génie Civile du Lycée de Trinité en 1989. Au décès de sa mère cette même année, il décide de ne plus quitter la Martinique.

Aujourd’hui, âgé de 52 ans , marié et père de famille, Miguel est un technicien du BTP et surtout un pilier de Dillon Douboutt’.

Coup de projecteur sur notre Homme de l’ombre

Décris-toi en 3 mots ! 

Courageux ! Persévérant ! Optimiste ! 

Raconte-nous ton enfance à Dillon.

Je faisais du vélo. J’aimais  jouer au foot et au volley et bien sûr, au hand.

Comment as-tu débuté la pratique du handball et intégré l’association ? 

A 16 ans ,  j’avais un ami ARIMAN Guy André qui était inscrit dans un des clubs de handball de Dillon, parce que oui , il y avait deux clubs de handball à Dillon. Un dimanche matin à 6h00,  il est venu me chercher pour aller à un match de hand opposant les juniors aux seniors. Il était gardien de formation, mais souhaitait évoluer comme joueur de champ, alors j’ai pris sa place sous la cage, et j’ai sorti une belle performance.Du coup, j’ai fait ma licence. Dès   la première année, j’ai joué en junior avec une présélection pour la sélection de Martinique et la deuxième année j’ai joué en senior. Je suis parti en France et à mon retour en 1989, il ne restait qu’un seul club de hand à Dillon, et c’est comme cela que je suis rentré à Dilllon Douboutt’. 

Mon intégration dans l’association a été simple et rapide.  On était des copains, puis nous sommes devenus une famille, j’étais le plus jeune et ils m’ont pris sous leurs ailes.

Quel est ton rôle au sein de l’association ? 

En 1989, j’étais joueur. Sous la présidence de Monsieur Théodore THALY, en 1990, je suis devenu assesseur. Je jonglais entre mon poste de joueur et celui de membre du conseil d’administration. J’ai depuis occupé  le poste d’entraîneur. Il y a 2 ans, j’étais l’entraîneur des seniors filles. En parallèle, j’étais trésorier. Aujourd’hui,  je suis Président délégué. 

 Pourquoi parle-t-on de toi comme étant « l’homme dans l’ombre » ? 

Je n’ai pas besoin d’être en avant, quand il y a du travail, on le fait, pas besoin de savoir que c’est moi !

Que représente Dillon Douboutt’ pour toi ? 

C’est une famille que tu peux trouver à tout moment, tu peux parler de tout, avoir des conseils et même du soutien.

Durant toutes ces années, quels sont les événements qui t’ont le plus marqué ? 

Les camps avec les jeunes défavorisés de la Cité à Pâques. Nous avions des tentes de l’armée et tout le monde mettait  la main à la pâte. Cela a permis  aux jeunes de se retrouver entre amis, histoire de sortir de la cité.

Le voyage en Guadeloupe avec le club de Zayenn La (Morne-à-L’eau) m’a également fortement marqué.

Et bien sûr, les Klaxons après chaque victoire dans les rues de Dillon. 

Que dirais-tu pour inciter à rejoindre Dillon Douboutt’ ? 

Ici, il n’y a pas de porte, ni de clôture, alors je ne peux  pas lui dire d’entrer (rires). Nous avons toujours besoin de bras et de tête pour faire avancer Dillon Douboutt’.

Un mot de fin ? 

Je suis heureux et satisfait d’avoir connu Dillon Douboutt’. Ils m’ont appris le sens du partage, la sincérité et le courage !

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